Où garer mon vélo en ville ?

Stationnement vélo espace public, le combat de tous les jours

Tout le monde le sait, se déplacer à vélo est à la fois écologique et économique tout en étant bon pour la santé ! Mode de déplacement en plein boom, les collectivités mettent tout en œuvre pour améliorer la sécurité des cyclistes et faciliter leurs déplacements. Mais qu’en est-il au niveau du stationnement ? Est-ce facile de se garer en ville ou près de chez soi ? Quels sont les risques de vol ? Nous faisons le point !

Stationnement vélo espace public : le vol, principal problème

Le choix du mode de stationnement dépend, certes, des équipements proposés près de chez soi ou de son travail, mais aussi des probabilités de vol inhérents à chaque mode.

En effet, chaque jour, en France, environ 1076 vélos sont volés, soit presque 1 vélo par minute ! En 2021, la France se positionne malheureusement en 4ème position des pays européens en termes de nombre de vélos volés. Le podium est constitué par l’Allemagne (600 000), le Royaume-Uni (686 000) et les Pays Bas (900 000).

Parmi ces chiffres :

  • 95% des cyclistes possèdent un antivol de mauvaise qualité,
  • 30% des cyclistes n’attachent pas leur vélo à un point fixe,
  • 50% des cyclistes volés ne portent pas plainte et 20% renoncent au vélo,
  • 50% des vols surviennent dans des lieux privés

 

La sécurisation de votre vélo se révèle donc être clé, c’est pourquoi nous vous donnons quelques informations complémentaires dans notre article dédié.

En ce qui concerne le stationnement, nous vous détaillons juste après les différents dispositifs existants.

Stationnement vélo espace public : les aménagements existants

Aujourd’hui, les installations de stationnement vélo espace public sont devenues de vrais outils de communication : respectant la charte graphique et l’identité visuelle de la ville, ils permettent de véhiculer une image écologique et de souligner l’engagement environnemental de la commune.

Plusieurs types d’aménagements peuvent être mis en place en parallèle, notamment dans les grandes villes :

 

Les arceaux 

Ce dispositif, gratuit pour l’usager et très peu cher pour la collectivité, est idéal pour les stationnements de courtes et longues durées. Il est aussi le préféré des Français ! Les arceaux sont généralement très bien fixés au sol et épais, ce qui rend le vol plus compliqué.

Ainsi, pour l’équivalent d’une place de parking, il est possible d’y stationner une dizaine de vélo.

Garer son vélo dans la rue

Les avantages :

  • Système gratuit pour les cyclistes,
  • Il est possible d’accrocher à la fois la roue et le cadre, limitant les risques de vol,
  • Vélos simples mais aussi vélo cargos peuvent y être accrochés.

Les inconvénients :

  • Le vélo est à la vue de tous : s’il est mal sécurisé, il en devint facile à voler,
  • Il n’est protégé ni des intempéries, ni du vol,
  • Certains modèles de vélos cargos, longs, peuvent empiéter sur la route.

Les abris couverts

Les dispositifs sont nombreux et plus ou moins efficaces. De la combinaison d’arceaux à pour le gain de place, avec un toit au-dessus, la capacité va dépendre du lieu et de l’environnement.

Les avantages :

  • Système gratuit pour les cyclistes,
  • Les vélos sont plus protégés de la pluie.

Les inconvénients :

  • Ce type de parking est rapidement plein,
  • Le risque de vol reste aussi élevé que dans les parkings non couverts.
Garer son vélo sous un abris à vélo

Les systèmes fermés

Plutôt pensé pour les stationnements de longues durées et le plus souvent payant (généralement par abonnement), ce stationnement vélo espace public est idéal pour assurer la protection de son vélo que ce soit contre les vols ou ls intempéries.

Garer son vélo dans un endroit fermé à Paris

Prenons l’exemple de Paris qui a mis en place des abris vélos sécurisés et dont les principales caractéristiques sont les suivantes :

  • Chaque abri contient 6 places,
  • Il est ouvert aux vélos de ville classique mécaniques, VAE et vélos avec sièges bébés,
  • L’accès se fait par téléphone (via une application) ou par badge. L’abonnement annuel s’élève à 75 euros.

A noter qu’une pompe à air est disponible à l’extérieur de l’abris. Elle est gratuite et utilisable par tous (mêle par ceux qui n’ont pas stationné leur vélo dedans).

Ce système présente l’avantage de baisser drastiquement le risque de vol mais n’est encore que peu répandu en France.

Des systèmes fermés similaires existent aussi à proximité des stations de transport en commun, à l’extérieur des grandes agglomérations. Ces parcs relais ont pour objectif d’inciter les citadins à délaisser leur voiture pour venir dans le centre-ville en faisant une partie du trajet à vélo, et l’autre en transport en commun, et en leur proposant un mode de stationnement sécurisé pour leur vélo.

 

Les parking vélos dans les parkings autos

Cette solution, présente à Paris, propose plus de 700 places vélos dans 47 parcs concédés de la ville. Proposé par la SAEMES et Indigo, chaque parking est doté d’ascenseurs et a établi son propre tarif.

Pour plus d’informations sur le stationnement en espace public à Paris, vous pouvez consulter ce site.

 

Les vélostations

Ce mot désigne généralement un lieu multiservices associant un stationnement sécurisé pour vélos, souvent gardienné (par une personne ou par vidéo surveillance), avec des prestations diverses (location, réparation…). Elles offrent une protection contre le vol, les intempéries, le vandalisme…

Souvent payantes, elles sont installées près des lieux stratégiques (gares, entreprises, centres commerciaux, etc…) pour inciter les usagers à se déplacer en vélo sans pour autant avoir peur de se le faire voler.

 

De façon générale, les cyclistes sont tenus de garer leur vélo aux endroits prévus à cet effet pour éviter de gêner les autres usagers ! Si le vélo est stationné trop longtemps et à un mauvais endroit, il peut être immobilisé et mis à la fourrière. Soyez donc vigilants, que vous le gariez près de chez vous, en ville ou pour aller au travail.

Stationnement vélo espace public : des vélos sous surveillance

L’autre option, si le vélo n’est pas stationné dans un endroit totalement sécurisé, est la surveillance, qu’elle soit passive ou active.

La surveillance passive est assurée naturellement, sans être organisée. Elle se fait par toutes les personnes situées ou circulant à proximité du lieu de stationnement vélo espace public (employés, passants, …). Elle n’est pas toujours efficace mais reste non négligeable. Plus il y a du passage, moins il y a de risques que le vélo soit volé ! Malheureusement, les endroits les plus appropriés pour garer son vélo ne sont pas toujours les endroits les plus fréquentés. Il faut alors trouver un juste milieu !

La surveillance active, quant à elle, est assurée par des personnes dont c’est la mission principale (police, gardiens, caméra). Elles peuvent assurer la surveillance en permanence ou lors de rondes.

 

Pour faciliter tout mode de surveillance, le lieu de stationnement vélo espace public doit être visible de jour comme de nuit. L’éclairage public suffit pour un stationnement de courte ou moyenne durée. Dans le cadre de systèmes fermés, des murs transparents ou des barreaux sont à privilégier plutôt que des murs. Ils rassurent l’usager et permet de valoriser l’image du vélo lorsque le local est rempli ! Des caméras et un accès sécurisé aux vélos sont souvent mis en place pour rassurer les cyclistes et les inciter à prendre plus fréquemment leur vélo.

Les modes de stationnement se multiplient afin de permettre à un plus grand nombre d’entre nous d’adopter le vélo au quotidien, sans craindre les difficultés de stationnement et les risques de vol. Alors, prêt(e) à franchir le cap ?

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