Face à l’essor de l’utilisation quotidienne du vélo par les citadins, les villes françaises font progressivement évoluer leurs aménagements cyclables. En proposant des solutions adaptées aux besoins des cyclistes, elles encouragent la transition vers une mobilité douce et durable. Bien sûr, quand on parle de pratiquer le vélo en ville, la question du stationnement se pose tout de suite. Car il est intimement lié à la notion de vol, un véritable fléau qui effraie, quand il ne décourage pas, plus d’un cycliste. Si nos voisins nordiques sont déjà équipés d’immenses parkings ingénieux et sécurisés, il reste encore du chemin à faire pour la France. Alors AddBike vous livre quelques conseils pour stationner son vélo en ville aujourd’hui.

La sécurité avant tout

Que l’on veuille stationner une minute, quelques heures ou toute la nuit, il est nécessaire de veiller à laisser l’engin dans un endroit fiable. Alors, afin d’éviter le vol et le vandalisme, pas question de laisser sa bicyclette contre le mur durant nos courses à la boulangerie. Attacher son vélo avec un antivol sûr et adapté fait partie des règles de bases du cyclisme urbain. Nous vous invitons à vous référer à la très bonne synthèse de Velook, qui partage des statistiques instructives sur le vol de vélos en France.

Par ailleurs, 85% des vélos dérobés avaient été acheté neuf. En effet, les cycles flambants neufs et tape-à-l’œil attirent plus facilement les malfaiteurs, il est conseillé de se tourner vers un achat d’occasion. Triple avantage : vous faites des économies et vous contribuer à une démarche durable et environnementale.

Des systèmes différents pour répondre aux besoins de chacun

Les villes françaises mettent peu à peu en place des systèmes faciles d’accès et sécurisés permettant de garer sa bicyclette ou son vélo cargo. Du hangar partagé au box individuel ou collectif, en passant par les parkings surveillés, les métropoles innovent et testent de nouveaux systèmes pour répondre aux besoins des usagers. De plus en plus, on peut voir dans les villes émerger de nouvelles infrastructures, qui parfois suscitent la curiosité des passants.

garer son vélo à lilleC’est à Lille, par exemple, que l’on peut observer la présence d’accroches-vélos sous la forme de sculpture métalliques. Ces objets utilitaires, parfois assimilés avec du mobilier urbain fantaisie, résultent de l’initiative de la MEL (Métropole Européenne de Lille). Leur nombre s’élève à 70 aujourd’hui, mais elle prévoit d’en installer un millier avant l’année prochaine. Leur avantage principal est de se fixer sur le mobilier urbain existant, sans implantation au sol supplémentaire. Et d’être plus pratique et fiable que l’accrochage sauvage sur n’importe quel poteau.

Autre innovation, on remarque à Paris l’apparition de Vélostations, parkings sécurisés pouvant accueillir jusqu’à 1000 vélos. Par ailleurs, suite à une collaboration entre la SNCF et Ile-De-France Mobilités, on peut désormais laisser notre monture dans un Véligo, espace de stationnement proche des gares parisiennes. Ils sont fermés, sous vidéo surveillance et accessibles grâce au pass Navigo.

garer son vélo à Paris

Le Vélobox est aussi une autre alternative. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une consigne, sécurisée par une clé pouvant contenir 5 à 10 places. Elle peut être louée pour une dizaine d’euros par mois. Le concept est déjà présent dans plusieurs régions, comme dans la Drôme, qui l’a inauguré en juillet 2015. Le principe est le même à Marseille, avec ses Abris Cigogne pouvant loger 40 bicyclettes. Petite anecdote venant de l’autre côté des Pyrénées et montrant l’attente des cyclistes pour des tels système : à Barcelone, 77000 utilisateurs se sont enregistrés sur le système partagé Bicibox, proposant pour l’instant 1700 places dans un casier sécurisé (gratuites jusqu’à 48 heures de stationnement).

Qu’il s’agisse d’un arceau, d’une place de parking ou d’un aménagement partagé, notre AddBike a été conçu pour pouvoir se garer facilement sur une place de stationnement classique. Alors n’oubliez pas de le sécuriser.

Encore du chemin à faire

Malgré toutes ces initiatives, seulement 20% des cyclistes français jugent facile de trouver rapidement un stationnement adapté à leur besoin.

Dans l’attente d’un déploiement de masse d’un stationnement sécurisé de qualité, un volet « Sureté » a également été inscrit dans le Plan Vélo & Mobilités Actives présenté fin 2018 par le gouvernement. Son objectif : rendre obligatoire le marquage des vélos et créer une base de données centralisée recensant les vélos. Une mesure en cours de déploiement par les fabricants qui réfléchissent actuellement à sa mise en oeuvre.

Il est évident que les villes françaises font des efforts pour optimiser leur cyclabilité. Néanmoins, il leur reste encore du chemin à parcourir avant d’égaler les impressionnants parkings sécurisés, notamment a proximité des gares, que nous pouvons retrouver dans d’autres pays européens. Rendez-vous dans quelques années !