Le vol de vélos (partie 3) : mieux vaut prévenir…

Touche pas à mon vélo

Troisième et dernière partie de notre série de l’été : après avoir scruté les bons accessoires pour sécuriser votre vélo, nous nous intéressons cette fois-ci aux services complémentaires qui sont à connaître pour dissuader les vols ou pour permettre une restitution suite à un vol.

Essentiel quand on sait que 25 % des cyclistes ayant connu un vol de vélo renoncent à se rééquiper ! Mauvais pour la planète et pour la filière économique du cycle !

Évidemment, comme pour tout objet pouvant être soumis à la tentation des voleurs, des systèmes d’assurance se sont développés. Plutôt souscrits dès que la valeur du bien commence à être importante, ils intéressent particulièrement les propriétaires de vélos de course ou plus récemment de vélos à assistance électrique, dont le prix dépasse fréquemment les 2000 €.

Des services plus spécifiques et peu coûteux ont été progressivement développés pour répondre à la hantise du vol, également pertinents pour les biclous moins onéreux mais tout aussi précieux pour leur propriétaire.

Tatouer votre vélo

Première initiative lancée dès 2004 (toute l’histoire est consultable ici), Bicycode propose de marquer votre vélo avec un numéro unique, qui sera ensuite référencé dans un fichier national.

Objectif principal : faciliter la restitution des vélos retrouvés après un vol à leurs propriétaires, le fichier étant accessible par la police et la gendarmerie. Ce sont en effet 150 000 vélos chaque année (sur les 400 000 cycles volés) qui ne peuvent être rendus à leur propriétaire faute de capacité d’identification.

Le système, mis en place par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), est rapidement monté en puissance, puisque ce sont environ 35 000 cycles qui ont été marqués en 2015, pour un total de 237 000 vélos depuis le début de l’opération. A partir de 2010, ce sont même des fabricants qui ont intégré ce marquage en usine, afin de livrer directement un vélo neuf tatoué. Cela reste malgré tout très modeste face au 3 millions de cycles vendus chaque année !

BicycodeAfin de dissuader les voleurs, et ne pas permettre facilement la revente des vélos volés (sachant que la plupart des reventes de vélos se font de particulier à particulier), le marquage est fait de manière visible, avec un autocollant anti-corrosion bleu, situé le plus souvent sur le tube soutenant la selle ou bien sur le cadre avant.

Tous les détails pratiques pour faire marquer et enregistrer votre vélo, en quelques minutes et pour quelques euros, se trouvent sur le site www.bicycode.org.

Plus récent, le service Paravol propose lui aussi d’utiliser un numéro pour identifier les vélos : cette fois-ci, c’est directement le numéro de série du cadre qui est utilisé. L’enregistrement du vélo sur la base de données, permettant d’associer un vélo à son propriétaire, donne aussi l’accès à un sticker de type QR-code. Ce sticker est à coller sur le vélo afin de faciliter l’identification lorsque le vélo est retrouvé et de provoquer un effet dissuasif pour le voleur. Paravol mise sur l’entraide communautaire des cyclistes pour faire rapidement grossir la base de données de vélos enregistrés.

Sensibilisation et prévention

On vous le disait dans notre premier volet : de nombreux vols pourraient être évités si les cyclistes adoptaient les bons réflexes lors du stationnement de leur monture. Face à l’inventivité des voleurs, il vaut mieux connaître les bons gestes qui permettent de sécuriser au mieux sa monture.

Plusieurs associations d’usagers de cycles se sont ainsi penchées sur la problématique et ont décidé de mener de véritables campagnes de prévention. A commencer par la FUB, qui communique tous les ans sur l’importance de marquer son vélo en partenariat avec le Ministère de l’intérieur (ci-dessous la précédente campagne).

Campagne FUB bicycode

La FUB a également lancé au printemps 2017, en partenariat avec deux associations lyonnaises d’usagers, la Ville à Vélo et Pignon sur Rue (qu’AddBike connaît bien !), la campagne « Touche pas à mon vélo » : un travail de terrain, qui consiste à aller au contact des cyclistes pour leur expliquer les bons gestes de sécurisation, appuyé par un flyer original pour permettre à chacun d’accéder à l’information.

Le tout a été soutenu par une vidéo (tournée dans la belle ville de Lyon), qui explique parfaitement ce que nous vous avons raconté au cours de nos trois articles.

Nous espérons que ces quelques conseils et liens vous permettront de conserver votre vélo le plus longtemps possible et qu’en mettant en œuvre certaines pratiques, vous stationnerez votre fidèle compagnon l’esprit plus serein !

Nous vous souhaitons une bonne suite d’été à tous, profitez bien à deux roues de tous les chemins, véloroutes, rues et autres pistes cyclables qui n’attendent que vous !